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Marie

Photo du rédacteur: Marie Ange BarbancourtMarie Ange Barbancourt

Marie

Une adaptation biblique au prisme d’une femme !

Une intéressante avenue

 

Par Marie Ange Barbancourt

Rédactrice en Chef et Directrice développement Diamont History Group

 

Netflix a sorti ce film à la veille du lancement, de la réouverture de Notre-Dame de Paris, coïncidence ou pas, c’est extraordinaire parce que c’est aussi à la veille de la fête de l’Immaculée Conception.

Toucher à un personnage aussi important de l’histoire de la chrétienté n’est pas sans risque, puisque l’auteur s’expose à des critiques qui seront forcément acerbes, il y aura des comparaisons. Il y a eu tant de films où Marie était inséré dans le propos autour de Jésus. Là ce qui est intéressant,  c’est le point de vue de Marie, de la quête de ses parents pour arriver à la concevoir en passant par sa naissance, son adolescence et son arrivée au temple selon la promesse faite à Dieu, par son père, pour avoir un enfant.


Photo : Noa Cohen |Copyright Christopher Raphael/Netflix


Le film débute Marie nous dit: «Vous pensez peut être connaître mon histoire :


"Croyez-moi ce n’est pas le cas"


L’histoire de Marie et ses péripéties à la naissance du Christ face au roi Hérode qui à la nouvelle qu’un enfant nouveau-né deviendrait le roi des juifs.   Le tyran enverra ses sbires à la poursuite du garçon en faisant tué tous les premiers-nés. On aborde le récit de Marie (Noa Cohen) dans un nouvel environnement. Ce personnage mythique nous est présenté  avec force, courage et porté par une actrice extraordinaire qui incarne Marie  avec  aplomb, et justesse, sans tomber dans le risible.

 

Ce n’est nullement un film  fait dans une espèce de parti-pris pour une quelconque religion. On nous montre la vie d’une femme,  qui, au-delà de  sa douceur, de sa tendresse, va se battre pour son enfant. C’est le visage de la maternité et elle dit :  


"je me battrai jusqu’à la mort, je me battrai toujours. "


Photo : Noa Cohen |Copyright Christopher Raphael/Netflix


Enceinte alors qu’elle vit au temple et fiancé à Joseph devenue la risée du pays, elle sera chassée de ce lieu, car personne ne croit qu’elle puisse tomber enceinte sans avoir copuler avec un homme. On veut la lapider, homme de conviction Joseph va l’épouser.  On connaît l’histoire, pas besoin de la raconter, mais ce qui est intéressant, c’est la façon que le réalisateur Dj Caruso (Paranoïak, L'œil du mal, Numéro quatre) a su aborder le sujet, avec doigté, sans rentrer dans le misérabilisme de la religion. La force du film réside dans le traitement de voir cette femme se démener appuyée par son mari pour garder en vie son fils face à ce roi sanguinaire, entre autre  magnifiquement interprété par un Anthony Hopkins qu’on déteste carrément. La cruauté du roi, versus la douceur de Marie est bien mis en opposition, mais  les références historiques auraient pu être plus fortes.  Ceci dit cela n’en fait pas un film dénué de sens. Tourné dans des lieux extraordinaires, les prises de vue sont sublimes. Il y a par exemple l’image du début, on commence par une odyssée, Marie sur un cheval avec Joseph, superbe ! On comprendra plus tard pourquoi. Cette seule prise résume tout l’éditorial du film. Ça met la table pour la suite.  Le réalisateur a su faire preuve de jugement pour  intéresser tous les spectateurs peu importe sa religion.


Photo : Anthony Hopkins |Copyright Christopher Raphael/Netflix


Dans ce film on parle du  traitement réservé à  l’amour du père parce qu’on oublie souvent de parler des géniteurs.  Le père de Marie était  un des personnages le plus important dans sa vie. Lui aussi au début ne comprenait pas, mais il ne la rejette pas, il  va se souvenir qu’il est son père, il ne sera pas un homme dur, méchant. Il se rallie à sa femme,  non pas sans  poser des questions à Marie, mais c’est la tendresse du père qui l’emportera.  Un point de vue intéressant, surtout quand on l’associe à une époque où l’homme, était fort rigide. Le comportement de ce père face à sa fille touche.



Un film intéressant

 

La photographie est belle, un montage coupé au couteau. Les acteurs ont du talent et sont extraordinaires.

Le long-métrage  ne se termine pas comme comme un film  banal, on ne peut pas  se laisser, aller à une comparaison boiteuse. C’est clair il y a  des points de similitudes en raison de la toile de fond mais  Marie a sa propre identité, c’est là que le réalisateur réussi à transmettre sa vision.

Si certains n’ont pas été tendre avec l’approche du réalisateur, il  faut vous  faire votre propre idée sur ce personnage qui a suscité, qui suscite et suscitera toujours des passions. Marie interprétée par  Noa Cohen( Silent Game,) Joseph incarné par Ido Tak ( The Vanishing Soldier, Come Closer, Youthful Grace ) Les deux  sont à leur place.

Anthony Hopkins incarne ce personnage méchant, caractériel avec justesse, à 86 ans il a toujours du mordant.

On peut dire que le film ne déçoit pas parce qu’il  apporte une certaine lumière, comme un  renouveau sur l’histoire de la mère du Christ.   D’autres le verront simplement comme une fiction. Chose certaine, il va susciter la discussion. Il est fort intéressant de voir une adaptation biblique au prisme d’une femme :  Marie.

 

Un film à voir sur Netflix


Photo : Ido Tako, Noa Cohen, Hilla Vidor |Copyright Christopher Raphael/Netflix




12 460 vues2 commentaires

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2 Comments


Guest
Dec 12, 2024

Vraiment belle histoire de Marie

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Guest
Dec 11, 2024

magnifique

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