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  • Photo du rédacteurJérôme Decourcelles

LES MURS MURS ONT DES RACINES

SORTONS DU METAVERSE ! C’est ce que vous proposent les peintres et photographe, Elisabeth Laplante, Tanya Angelova et François Husson mais aussi la sculptrice Paola Palmero, artistes qui font parler la matière, lors de la très surprenante exposition Les Murs Murs ont des racines, dans le magnifique écrin du Show Room Color My Dream, au 45 rue d’Aboukir, dans le 2ème arrondissement de Paris, jusqu’au 10 décembre prochain.



« Sortons du Métaverse ! » A l’heure du tout digital, le cri de la peintre et photographe Elisabeth Laplante porte haut les couleurs de la matière, mémoire de nos vies, de notre enfance, de nos émotions, de notre vécu et invite le nouveau monde à sortir des écrans, retrouver le contact avec la vraie vie, le courant de nos histoires depuis des décennies, voire des siècles. Comment ? En donnant la parole aux pigments, à la cire, à la fibre, à la chaleur, au fil, à la photo, à l’huile et à l’eau, à la pierre, au métal et à la terre. Pourquoi ? Pour ne pas perdre la mémoire.


« Ce qui est vrai perdure. »

« Par couches successives, par mouvements répétés et multipliés, par échauffement, évidement, exonération, rajout, les éléments prennent corps et se montrent. Ils nous exposent ainsi nos histoires ; les vécus présents et passés se révèlent à nous tous opiniâtrement » avoue Elisabeth Laplante, initiatrice de l’exposition aux côtés de Tanya Angelova, François Husson et Paola Palmero. « Les murs, grands témoins silencieux de tous ces souvenirs qui s’accumulent, s’amoncellent, se masquent, se juxtaposent, parlent de nous quatre mais, bien sûr, aussi de nous tous. L’authenticité en est le maître mot…Ce qui est vrai perdure. »


Le Collectif de 4 artistes


(de g. à dr.) Paola Palmero, François Husson, Elisabeth Laplante et Tanya Angelova (photo : JD/CDM)

Diplomée de l’Académie des Beaux-Arts à Sofia, la peintre et sculptrice bulgare, Tanya Angelova, fait parler la matière en questionnant l’exploration linéaire et abstraite, par un fil conducteur, afin de souligner que chaque présence dans le monde a sa propre manière de l’habiter ou encore de l’observer. A travers ses séries Noir et Dix et Les Racines de la matière, la trace, notion-clé de Tanya Angelova, représente une mémoire, des instants de vie, rappelle des lieux fréquentés, des personnes rencontrées. Des couleurs, une histoire, un trait, un mouvement peint avec un pinceau fabriqué par elle-même et les souvenirs ressurgissent à la lumière des ses œuvres.



Tanya Angelova et son dyptique Noir et Dix 54 (photo : JD/CDM)

Issu du monde artistique du quartier St-Germain, le peintre François Husson utilise la cire d’abeille, matière particulièrement complexe puisqu’elle se façonne à chaud (avec un fer à repasser) et se solidifie très vite. Sur ces toiles, les transparences et les flous évoquent le temps passé, le souvenir, les chemins parcourus et les traces laissées. « Par couches successives, le tableau s’impose, se compose, se décompose. Aplats de couleurs en plaques tectoniques, rongées, bouffées, oxydées par les relents de discours corrosifs, la dramaturgie s’insinue dans les tonalités guerrières d’un bleu Hussard ou le jaillissement vertigineux d’un rouge cadmium. »



Cirart 2 de François Husson (2021)

La sculptrice italienne Paola Palmero, formée à la technique du plâtre, de modelage et de dessin, de gravure chez Georges Charaire, ainsi qu’à la sculpture sur pierre, réunit, dans ses œuvres, deux matériaux toujours très différents. De la matière brute, polies ou pas, travaillées ou pas, naît une œuvre pleine d’élégance. La pierre façonnée, marquées, gravée, taillée, engage le dialogue avec le métal poli et l’espace environnant. Ses sculptures sont d’aspects multiples, la combinaison de calcaire, marbre ou granit et de métal qui, en plus de la forme et de l’espace, révèle un aspect de la lumière, soit absorbée, soit reflétée, qui amplifie leur portée.



Temple V, marbre du Portugal et inox de Paola Palmero (2018) (photo : JD/CDM)

La peintre et photographe Elisabeth Laplante aime la beauté. « La beauté m’est essentielle, c’est une nourriture quasi vitale pour moi. Je revendique le besoin de beauté. » Artiste peintre et photographe depuis toujours, elle veut « donner à voir une œuvre où l’émotion, l’impression, la représentation et le sens seront présents conjointement. » Elisabeth aime rappeler que « dans les espaces où les mots manquent, l’art se construit comme un puzzle de visions, d’émotions, de matériaux et d’outils, d’idées, de concepts qui prennent corps ensemble. »



Une photographie d’Elisabeth Laplante (photo : JD/CDM)

Venez prendre un café et faites parler la matière !

L’exposition Les Murs Murs ont des racines dure jusqu’au 10 décembre 2022 au Show Room Color My Dream, 45 rue d’Aboukir 75002 Paris (M°Bourse, Sentier et RER Châtelet-Les Halles).

Entrée libre de 12h à 19h.

Renseignements au 06 10 07 56 90 / mail : laplante.art@gmail.com


Bonne visite !


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