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JACQUES KAM

  • Photo du rédacteur: Koua Faustin André Cédric
    Koua Faustin André Cédric
  • il y a 3 heures
  • 3 min de lecture

JACQUES KAM

L’Architecte de l’Ombre,

Pilier du Cinéma Africain


Par Faustin André Cédric Kissi koua


Dans l’éclat des projecteurs et le faste des tapis rouges, les regards se tournent naturellement vers les réalisateurs, les acteurs et les scénaristes. Pourtant, loin des caméras, à l’abri des applaudissements, œuvre une figure centrale sans laquelle aucun film de cinéma ne pourrait voir le jour : le régisseur général. Véritable architecte de l’ombre, il est le garant silencieux de la réussite d’un tournage.


Au Burkina Faso, terre emblématique du cinéma africain et berceau du FESPACO, ce rôle trouve l’un de ses plus illustres représentants en la personne de Jacques Kam.


Jacques Kam I Collection personnelle
Jacques Kam I Collection personnelle

Le métier invisible qui rend le cinéma possible

La régie générale est un art de l’anticipation et de la précision. Elle exige une intelligence logistique hors norme, une capacité à résoudre l’imprévisible et une endurance à toute épreuve. Autorisations administratives, transports, hébergement des équipes, sécurité, gestion du temps, coordination humaine : tout repose sur cette fonction clé.


Mais au-delà de la logistique, le régisseur général est aussi le gardien de l’équilibre humain, celui qui maintient le moral des équipes et protège la vision artistique du réalisateur contre les aléas du réel.


Avec plus de vingt-deux ans de carrière, Jacques Kam incarne cette rigueur professionnelle à son plus haut niveau. Son parcours force le respect par sa constance, sa discipline et son sens aigu des responsabilités. Qu’il s’agisse de séries télévisées ambitieuses comme De plus en plus loin ou de longs-métrages exigeants, sa présence sur un plateau est synonyme de sérénité et d’efficacité.


Une empreinte durable sur le cinéma ouest-africain

L’impact de Jacques Kam sur le cinéma burkinabè et ouest-africain est profond et durable. Il se situe au point de convergence entre contraintes budgétaires et exigences artistiques, traduisant la vision créative en une réalité concrète et maîtrisée.


Des œuvres marquantes telles que Une femme pas comme les autres (2009), La beauté trompeuse (2019) ou encore Le sermon des prophètes (2022) portent l’empreinte de son professionnalisme discret mais décisif.


Conscient de l’importance de la transmission, Jacques Kam s’est également investi dans la formation de la relève, partageant son savoir-faire à travers des ateliers en régie générale. Par cette démarche, il contribue activement à la pérennité et à la structuration des métiers techniques du cinéma africain.


Jacques Kam I Collection personnelle
Jacques Kam I Collection personnelle

Une reconnaissance méritée du travail de l’ombre

Les métiers invisibles sont rarement célébrés. Pourtant, en décembre 2024, Jacques Kam a connu une reconnaissance historique qui honore autant l’homme que la profession.


Il reçoit d’abord le LFC AWARD Spécial “Métier de l’Ombre”, une distinction symbolique forte dédiée à celles et ceux qui rendent le cinéma possible sans jamais être sous les projecteurs.

Une semaine plus tard, l’État burkinabè lui décerne la Médaille de Chevalier de l’Ordre du Mérite, consacrant officiellement son apport essentiel à la culture nationale.


Ces distinctions dépassent le cadre individuel : elles rendent hommage à toute une corporation de travailleurs de l’ombre, ces artisans silencieux sans lesquels aucune caméra ne tournerait.


Filmographie sélective – Régisseur général

Le sermon des prophètes (2022) – Long-métrage

La beauté trompeuse (2019) – Long-métrage

Une femme pas comme les autres (2009) – Long-métrage

Amour sans frontières (2008) – Long-métrage

De plus en plus loin – Série télévisée


🎓 Formateur en régie générale – Plus de 22 ans d’expérience professionnelle


 Formateur en régie générale – Plus de 22 ans d’expérience professionnelle
 Formateur en régie générale – Plus de 22 ans d’expérience professionnelle

Un héritage gravé dans la fluidité des tournages


L’histoire de Jacques Kam est celle d’une passion devenue une expertise vitale. Elle rappelle une vérité fondamentale : le cinéma est une œuvre collective, et la lumière ne peut exister sans la solidité de l’ombre.


Son héritage ne se mesure pas uniquement aux génériques, mais à la fluidité de centaines de journées de tournage, à la réussite de projets complexes et à la formation de nouvelles générations de professionnels.


Jacques Kam n’est pas seulement un coordinateur de production. Il est le garant de la paix sur les plateaux, le stratège silencieux qui désamorce les crises avant qu’elles ne naissent.

À ce titre, il s’impose, sans conteste, comme l’un des plus grands régisseurs généraux que le cinéma africain ait connus


Article pour le Diamont Média


Jacques Kam I Collection personnelle
Jacques Kam I Collection personnelle









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